Faune
Le développement d’une énergie renouvelable se fait en tenant compte de la nature. Pour ce projet, des études approfondies ont permis de définir et de mettre en œuvre des mesures concrètes visant à protéger la faune aérienne et terrestre. Le parc éolien est ainsi conçu pour s’intégrer au mieux dans son écosystème.
Protection des chauves-souris (chiroptères)
Afin de préserver les populations locales, notamment les pipistrelles et les sérotines, un système de pilotage intelligent des éoliennes est déployé.
Arrêt automatique
Les éoliennes sont équipées d’un algorithme qui identifie les conditions favorables à l’activité des chauves-souris. Les machines s’arrêtent automatiquement lors des nuits chaudes à faible vent, typiquement lorsque la vitesse du vent est inférieure à environ 6 m/s et que la température dépasse 5 °C, principalement entre juin et septembre, périodes de forte activité.
Évitement stratégique
À la suite des études d’impact, l’éolienne n° S20 a été supprimée du projet afin de sécuriser le secteur de la Corbière, identifié comme une zone de forte activité des chiroptères.
Objectif de réduction de l’impact
Ces mesures visent à maintenir la mortalité des chauves-souris à un niveau très faible et écologiquement acceptable, en dessous des seuils définis dès la conception du projet.
Préservation de la petite faune et des reptiles
Une attention particulière est également portée aux habitats de la petite faune au sol, notamment les reptiles et les espèces thermophiles, comme l’Alouette lulu.
Création d’habitats (murgiers)
Les travaux sont mis à profit pour créer de nouveaux refuges écologiques. Au minimum 12 murgiers (tas de pierres) seront aménagés dans les pâturages maigres.
Matériaux locaux et conception adaptée
Ces murgiers sont construits à partir de pierres issues directement du site, notamment des excavations des fondations. D’un diamètre de 3 à 4 mètres, ils offrent des abris, des zones de réchauffement pour les reptiles et des zones de chasse pour les oiseaux.
Mesures d’évitement
Le tracé des chemins a été étudié afin d’éviter autant que possible les affleurements rocheux existants. Lorsqu’un murgier naturel est impacté, il est déplacé à proximité immédiate afin de préserver la faune qui l’occupe.
Un suivi rigoureux
Les engagements se poursuivent au-delà de la construction du parc :
- l’efficacité des arrêts automatiques des éoliennes est suivie dès la première année d’exploitation ;
- la colonisation des nouveaux murgiers par la faune et la végétation est observée afin de vérifier le succès des mesures de renaturation.